Vous avez tord de vous foutre de la gueule de la vie.

Vous avez tord de vous foutre de la gueule de la vie.


J'écoute ;
Ina Ich - Au revoir
Mood : abrutie
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Chapitre 10 : Lui, encore.


07h.
« Réveille-toi. Puis putain ton téléphone il sonne depuis tout à l'heure. »
Cela faisait deux heures que je dormais. Ma soeur, quant à elle, semble ne pas avoir fermer l'oeil. Pas un seul. Je sors la tête de l'oreiller. En gémissant. Un texto. Du portable de sa mère à lui. Il fait ça quand lui n'a pas de réseau de là où il est.
« J'ai rencontré une fille. Et je me suis rendu compte que si je t'aimais autant que toi, je ne serais pas tombé amoureux d'ELLE. Je te demande pardon. »
Je le relis une deuxième fois. Un peu pour me donner du temps. D'assimiler, comprendre & réagir comme il le faudrait. Pas le temps. La main sur mon visage, je sens le sanglot venir. Il arrive & je ne peux même pas m'y opposer. Il y a longtemps que j'ai laissé toute émotion me submerger sans que je n'y fasse quoique ce soit.
« C'est moi, qu'elle me dit. C'est moi, c'est une blague. »
Je ne l'entends pas. Qu'est ce qu'elle veut. Elle n'a pas lu, vu. Elle ne sait pas. Alors qu'est ce qu'elle veut. Parfois je me dis, les soeurs sont des ennemis. Elles veulent nous piller les os. A cet instant, je pensais au sachet surprise que je lui prépare le long de son mois d'absence. Pour qu'il soit content à son retour. Des petits cadeaux. Des pensées. Parce que me retrouver ça ne suffit pas. Je ne suffit jamais. Et là je comprends. Oui. Ma soeur est une conne. Elle venait, durant mon sommeil, d'échanger dans mon répertoire son numéro à elle & celui de la mère de mon petit ami. Envoyant un message de son portable qui apparaitrait, ni vu ni connu, comme provenant tout droit d'Australie. Humour. Humour, je te déteste. Donc, je comprends & lui envoie un "Va te faire foutre" en sortant des draps comme sortirait de la brume, un assassin. J'entre dans les toilettes. Il n'y a pas de lumière. Le courant a disjoncté hier soir. Raison de plus. Je m'effondre dans le noir. Quelques secondes. Le temps de faire couler de la morve jusque sur mes lèvres. Le temps de me faire rappeler que j'étais une imbécile. Une profonde idiote. Moi, la grande au coeur de plastique & à l'oeil de vautour qui crache volontiers sur les amoureux transits. Ivres d'amour. Me voilà en train de le pleurer. Je retourne dans ma chambre. Elle est sur le lit. Elle rigole.
« Tu fais la gueuuleeee? C'était pour rire.
J'ai l'air de bien le prendre? C'est le pire réveil de mon existence. »
Est-ce que je m'entendais parler là? Je venais de dire qu'apprendre que mon petit ami en aime une autre est un réveil monstre. Le pire de tous. Depuis ma naissance. Je dois drôlement tenir à lui, non? Vous trouvez pas? Je suis certainement naïve. Une naïve du premier degré. Celle qui tombe dans toutes les flaques d'eau & qui se prend tous les panneaux de la voie rapide. En plein dans le ventre.
Il fait gris aujourd'hui. Les éclaircies apparaitront dans l'après-midi. Je ne pourrais pas sourire. Pas naturellement. Je viens de m'avouer folle. Je viens de m'avouer faible. D'une faiblesse commune. Banale. Triste à mourir. Je suis comme vous toutes. Le monde s'écroule sans mon masculin. Il me retient donc debout. Il m'est nécessaire. Indispensable. Qu'il le veuille ou non. Je vais avoir du mal à me séparer de lui quand viendra le moment venu. S'il vient. Je vais tacher de l'attendre comme attendrait l'assassin devant sa TV. Il attend qu'on parle de lui. Qu'on parle de lui comme d'un homme qu'on ne connait pas. Mais qui a commit. L'irréparable.

# Posté le mercredi 30 juillet 2008 19:38

Modifié le jeudi 31 juillet 2008 03:12

Si tu veux, je peux te rendre la masturbation agréable.

Si tu veux, je peux te rendre la masturbation agréable.


J'écoute ;
Revolver - Leave me alone
Mood : suffocante
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Ps : Quizz





Il fait chaud & cette chaleur me rend certainement plus vulnérable qu'à l'ordinaire. Cela importe peu, c'est le résultat qui compte.
Je suis ici pour m'excuser. Faire pleuvoir des excuses par dizaine. J'aimerais me faire pardonner. Il est essentiel que chacun d'entre vous, revoit le jugement qu'il s'est un jour fait, de moi.
D'ici quelques temps, j'irais me noyer. Volontairement. J'ignore si vous vous rendez bien compte de ce que cela signifie. Je vais me retrouver seule, face à moi-même. Je suis la personne que je crains le plus. Je vais devoir me battre. Dans un combat comme celui-ci, il sera difficile de juger qui sort vainqueur & qui part perdant. Les deux combattants sont une & même personne. Le coupable & la victime. Dans un même corps. L'un prend plaisir & l'autre a peur.

Merde.



Blanc ou noir.
Je suis dans un trou. Je ne peux plus continuer mon texte.
Ma pensée s'est envolée. Mille fois pardon.



J'ai perdu le fil. Encore pardon.



Ps : Si j'étais vous, je ne me pardonnerais pas. Ceci n'est pas pardonnable.

# Posté le mardi 29 juillet 2008 07:19

Modifié le mardi 29 juillet 2008 17:29

Je sais bien que ce blog commence à s'essoufler. Qu'il finira même par manquer d'air & tomber.
Vous savez aussi que je vais l'abandonner et ne plus écrire ici, pour me consacrer à l'écriture personnelle pour la rédaction d'un ouvrage.
Alors si vous avez des questions, plus précisemment des questions au sujet de mon écriture, de la littérature ou tout ce qui tourne autour de cela, je suis partante.

Cependant, le blog ne mourra pas. Je donnerais de mes nouvelles de temps à autre. Garder un contact.
Mais nous n'en sommes pas encore là =] Je m'enrichis encore, avant de me plonger dans cet enfer.

Ps : Cet article n'est pas là pour que je me fasse supplier, je sais ce que je fais & je suis pas morte =']

Mise au point : J'ai pas dit que c'était fini AUJOURD'HUI. Je préviens juste que je vais partir bientôt, pour un petit moment. Mais c'est tout. Ce n'était qu'un détail. Je n'ai en aucun cas signé de fin. Merci à vous.

# Posté le lundi 28 juillet 2008 15:21

Modifié le mardi 29 juillet 2008 15:35

D'ailleurs, rien ne m'oblige à croire en l'actualité.

D'ailleurs, rien ne m'oblige à croire en l'actualité.

J'écoute ;
Cherry Ghost - People help the people
Mood : préoccupée
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« Je réalise que je n'ai jamais été heureux. Oui je t'assure. Je n'ai jamais aimé. Je me suis contenté de détester. Alors aujourd'hui j'ai le droit. D'avouer. J'ai jamais connu le bonheur. »
Voilà. Alors que je passais l'aspirateur. Pour l'aider. A mettre de l'ordre dans sa piaule. C'est dans sa tête que tout partait en vrille. J'ai débranché. Au cas où il voudrait poursuivre. Même si je ne voulais qu'une chose. C'est qu'il se la ferme.
« Personne ne veut de moi. Même si je filerais de l'argent je suis sûr. Ils m'enverront valser dans les choux. Oui, bon je sais que c'est pas la bonne expression. Je me brêle les crayons. J'ai envie de me teindre les cheveux en orange. T'en penses quoi? »
J'ignore s'il voulait que je lui donne un avis au sujet du fric & des sentiments ou de son brin capillaire. De toute évidence, je n'avais aucune réponse. Ces jours-ci, je ne réponds à personne. Pas la force d'ouvrir la bouche. On dirait que je me suffit à moi même.
« Je suis comme un écran en fait. Je suis plat & personne ne peut me pénétrer. Personne n'en a envie. La vie derrière moi, c'est mieux. Parce que moi je suis tout sauf un ciel bleu. Tu pourrais arrêter de me regarder comme ça. Tes yeux ils paralysent. »
Je voulais pas le mettre mal à l'aise. C'est pas mon but. Je veux faire de mal à personne. Mais à ce qu'il parait quand on parle pas. On jette un blanc. On trouble l'auditoire. Il était déjà assez paumé comme ça. Pourquoi je voudrais une chose pareille.
« Avec moi, les gens ne prennent même pas le temps de mentir. Je sais que le temps passe, que les gens ne s'arrêtent pas pour autant. »
Il a des yeux de film d'horreur. Je venais de le remarquer. Seulement.
« Le problème c'est que le monde ne sait plus écouter. J'ai besoin de toi. J'espère que tu comprends. Non parce que tu dis rien. C'est bien gentil d'écouter. T'es mignonne. Mais tu pourrais réagir. A moins que tu ne réagisses qu'intérieurement. »
Bingo! T'as tout bon garçon. Je venais de comprendre que c'était un de ces types qu'on appelle "losers".
« Tu pourrais me prendre toi? Poser ton aspirateur & me prendre dans tes bras d'abord pour me consoler sans passer pour une frigide. Puis après tu me déshabilles comme un môme. Pour jouer à la pédophile. Je dis des conneries mais.. ça te branche? »
Il venait en deux secondes. De me faire trébucher. Psychologiquement, j'étais prête à m'éffondrer. Quand il s'agit du corps, je fais preuve d'une faiblesse remarquable. Ce gamin est un masochiste. Je n'aime que les passions. Il me manque. Mon amour me manque & si ça continue bientôt j'irais me venger. Je prenais ma respiration. J'allais bloquer mon souffle & lui dire.

« Faut pas que tu crois que t'es une corvée. C'est du travail d'être près de toi, c'est tout. C'est différent. Tu la vois la différence? T'es aussi dur qu'un mois de décembre. Je ne te déteste pas. Même si parfois tu me fous en l'air. C'est plutôt pas mal comme relation, nous deux non? Pourquoi est-ce que tu veux tout gâcher? Je sais que j'ai des allures de salope par moment, mais c'est pas une raison. Soyons honnête. Faut pas que tu crois que mes bras c'est du coton. Il est temps d'aller dormir. Oui, oui je suis une salope. Mais moi aussi j'ai peur de ce qui m'entoure. L'amour est un meurtre. Tu devrais être heureux d'être seul. Seul comme un batard. T'as l'avantage d'avoir quelque chose dans les yeux. Moi je suis éteinte. Si tu veux tu peux prendre ma main mais je t'interdis de l'embrasser. Les mains c'est une affaire entre lui & moi. Depuis toujours. Je passe sa paume sur mes lèvres. En lui serrant doucement les poignets. Quand on est amoureux on se contente de peu. Fais pas cette bêtise. Tu vois ce serait du gâchis. »

Je venais de me vider. Comme lorsque je bois de trop. Que mon corps tangue. Que je vacille.

« Tu peux quitter ma chambre, s'il te plait. »

# Posté le dimanche 27 juillet 2008 17:36

Modifié le dimanche 27 juillet 2008 21:22