POST IT

Mon masculin est venu par surprise, pour nos retrouvailles. J'étais pas chez moi. J'ai quand même foutu l'entrée en l'air. Un mois d'absence putain j'avais pas le droit. Mais j'ai traversé la ville, j'ai couru. Je crois que je me suis bien rattrapée, il m'a dit qu'il m'aimait, pleins de fois & puis je l'ai vu dans ses yeux. Et puis je tremble encore. En ce moment même il est sur son lit, il découvre mon sac-cadeau, avec mes mots & mes petites attentions. Demain, je serais chez lui. Demain, l'alcool nous fera dire qu'il n'y a que lui & moi sur terre. Demain, je ne vais plus vouloir sortir de sa chambre.

Ps : Je viens de me réveiller, une crise d'angoisse. Je crois que j'ai de nouveau peur de mes sentiments.

# Posté le mardi 19 août 2008 17:57

Modifié le mardi 19 août 2008 20:42

Tu savais toi, que ceux qui refusent le bonheur sont des névrosés? Je croyais qu'on appelait ça des peureux moi.

Tu savais toi, que ceux qui refusent le bonheur sont des névrosés? Je croyais qu'on appelait ça des peureux moi.


J'écoute ;
Silverstein - Discovering The Waterfront
Mood : peinée
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Vidéo



« Est ce que tu sais que l'oubli ne résout rien? »
Il était 22:00 & je venais de prendre de plein fouet, comme une vague un peu trop brutale, une phrase qui n'avait rien à faire dans le contexte. Cela faisait plusieurs jours que nous ne nous étions pas vus. Il était assis sur son lit, au bout & moi j'aspirais son odeur dans ses draps chauds.
« Qu'est ce que tu fais? Je roule un joint & je te dis que l'oubli ne résout rien. »
Je regardais son plafond. Je regardais ses murs. Je le regardais lui. Il fait son boulot, il le fait bien. On dirait même qu'il a fait ça toute sa vie. Je crois qu'il essayait de me provoquer, de me dire, oui on va fumer, oui on va planer mais tu vas rester sur terre parce que tu vas me causer. Je n'avais rien à lui dire, rien de plus que ce qu'il savait déjà.
« T'es amoureuse pas vrai? »
Il l'allume, tire une puis deux bouffés. Nous sommes dans un espace-temps flou, que je ne contrôle pas. Cependant ses questions me sautent à la gorge. J'ignore s'il s'en rend compte.
« Pourquoi quand on te parle d'amour tu fuis? Pourquoi t'as réponse à tout sauf à ça? »
« Passe moi le joint tu sais pas de quoi tu parles. »
Bien sûr que je savais de quoi il parlait, qu'il était même pas très loin de la plaque en fin de compte. J'ai un orgueil démesuré, qui m'étouffe de plus en plus. Je ne sais pas admettre l'inadmissible. Je ne sais pas faire grand chose de mes dix doigts quand on y réfléchit bien. Mais maintenant je fumais cette merde depuis la semaine dernière & je fumais ça bien.
« C'est doux un nuage pas vrai? Et surtout, me sort pas l'explication débile du "je sais pas t'as d'ja touché un nuage toi?" Parce que toi tu baises même avec. »
Je ne pouvais pas me tromper, il me parlait, c'était moi le destinataire. Il ne faisait que de répéter "Toi..toi..toi" Mais moi, j'en avais rien à foutre. Si j'étais venue là c'était certainement pas pour l'entendre me parler. J'avais besoin de cette merde dans la gorge, j'avais besoin de savoir qu'elle irait se coller sur mes poumons, les noircir un peu. Mes poumons sont un peu trop vierges à mon goût. Cette pensée était stupide.

Il est maintenant 23:30. Je ne sais plus combien de taff j'ai pris. Combien de petits voyages je venais de m'offrir. Il était sympa lui. C'est un gentil copain.

« Ecoute, faut que t'arrête de ma faire chier avec tout ça Jim. Non mais sérieusement tu m'emmerdes. Et puis si on suit ta logique, j'aime un nuage mais je suis une pomme ; figure toi que les pommes ont des pépins. En plein dans le ventre. Tu crois qu'ils sont là par hasard? Ce sont mes douleurs. Laisse-les où elles sont. »

# Posté le dimanche 17 août 2008 10:19

Modifié le lundi 18 août 2008 13:54

Pendant quinze jours, j'ai eu la main verte. Oui mais maman j'tai pas précisé que y'a des champignons jaunes qui ont poussé accidentellement dans tes géraniums?

Pendant quinze jours, j'ai eu la main verte. Oui mais maman j'tai pas précisé que y'a des champignons jaunes qui ont poussé accidentellement dans tes géraniums?


J'écoute ;
Elefant - Lolita
Mood : Reniée
Picture (Thx Laury)



J'ai jamais franchement eu peur du vide. Non, y'a pas à dire c'est pas un truc qui m'effraie. Je crois qu'il flotte dehors et bizarrement ça m'enchante. J'habite au sixième étage, je ne sais pas le pourcentage de chance que j'ai de m'en sortir vivante. Entre nous, je ne suis pas quelqu'un de chanceux & je ne sais pas faire de plongeon qui tienne la route, du temps où je me rendais encore à la piscine, alors je suppose qu'en atterrissant en bas je me péterais d'abord les jambes, sèchement ; un immense claquage au sol. Le bassin s'éclaterait & le reste, j'ose pas imaginer ; l'expression artistique du carnage. Un véritable CARNAGE.

Je ferme les yeux. Ce serait con de finir comme ça. Tu sais pourquoi? Parce que le suspens ne serait pas gros. Demain matin, au plus tard, je me ferais retrouver par la gardienne qui entretient les pelouses. JOLIE MENAGE.

Elle serait bien embêter la petite dame, elle qui m'a vu grandir.
"Toute petite comme ça" qu'elle disait.

# Posté le samedi 16 août 2008 14:41

Modifié le dimanche 17 août 2008 11:56

C M . P U N K . ............................ . B A T I S T A



On fait du catch dans mon plumard quand vous voulez les gars =D


Ps : je fantasme pas sur leurs corps, c'est le personnage que j'aime ;)

# Posté le vendredi 15 août 2008 09:50

Modifié le samedi 16 août 2008 06:56