Concept de normalité : psychotique & débile.

Concept de normalité : psychotique & débile.


J'écoute ;
The kooks - Naive (acoustic)
Mood : décédée
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Il y a les je t'aime qu'on se dit pour dire au revoir, tu vas me manquer mais s'il te plaît, maintenant c'est l'heure de partir. Il y a ceux qui sont là pour combler le vide, comme si on balançait qu'il y a encore eu des morts au Darfour, mais pas mort pour les mêmes raisons, certainement morts d'avoir la gorge sèche, ils ont pas le temps de s'occuper des sentiments, ils ont pas le temps. Il y a le petit je t'aime un peu trop doux pour mon coeur noirci, celui qui est là une fois qu'il a finit de faire dans mon vagin. Il me gène ce je t'aime, il apparait comme un merci, merci mon amour d'avoir foutu du foutre en moi, je vois les choses comme ça. Il y a le je t'aime qui ne signifie rien. Il sonne faux, il fait tache, il fait négatif. Il donne à la conversation des allures de mensonges, bienvenue dans le précipice infernal. Ce je t'aime est une erreur, une ignominie, une sorte de calamité à lui seul. Moi, dans ces cas là, je gifle. D'accord c'est vachement bateau, romantique tout ce que tu veux un je t'aime, eau de rose qui fait mal aux yeux, mais ça reste un mot, & on joue pas avec les mots, j'y tiens trop. Il y a les je t'aime que je trouve dans le fond de ma poche, gribouillés sur l'instant, il avait envie de jouer au poète maudit. L'écrivain qui ouvre son coeur mais qui fait ça discrètement. Puis il y a ceux qui sont dit dans un silence, ils arrivent & ils pètent tout. Un fracas énorme, l'intérieur de mon corps s'écroule. Ce genre de je t'aime est souvent calculé, d'une certaine manière. Moi, chaque fois, j'attends. Je compte & j'attends. Je me dis en tête à trois tu dis je t'aime. Je t'aime. C'est l'esprit de la trouillarde, de celle qui ne veut pas déranger. Et alors après on fait quoi? On se cache, on voudrait disparaitre. Non chéri, non ne me regarde pas comme ça. Je sais, je viens d'enclencher la chose. Conséquences & répercutions. Tu vas te le taper. Il va devenir collant, possessif, là maintenant il va foutre sa langue dans ta bouche. Chérie, tu vas morfler. Je sais, je sais. J'aurais pas dû oser. Mais qu'est ce que tu veux? Oui je sais, je suis pas spontanée au fond. Putain, une calculatrice, une manipulatrice même. Et y'a les je t'aime d'amours, ceux qui te coupent en deux. Je suis sciée chérie, tu trouves ça normal? Ceux là, je ne saurais pas vous en parler. Premièrement ils sont rares & malsains. Deuxièmement, non arrêtez, c'est malsain.

Et pour moi, y'a le je t'aime jamais dit. Je l'ai hurlé des centaines de fois, hier encore, à l'intérieur de moi. Hurlements fracassants, hurlements qui provoquent des tremblements, tremblements qui déchainent. Tout fini en torrents, torrents de larmes, de baves & de morves. Torrents de maux de tête offert au réveil. Merci, merci c'est sympa. Non mais au fond je m'en plains pas, j'ai provoqué tout ça. Je suis une salope, une pauvre conne bien garnie. Je n'ai plus d'oreilles. J'ai sa voix, sans cesse dans le fond de mes tympans & ça me fracasse. Comme quand on tombe du huitième étage, je suppose. Entre nous, c'est le pire des je t'aime, un je t'aime qui n'est pas encore né. Il est dans le ventre, tel un foetus mal formé qui me fout des coups de pieds.

# Posté le dimanche 31 août 2008 08:45

Modifié le dimanche 31 août 2008 12:38





John-David Dery












Parce qu'au fond il a pas fini d'être un salaud.
Je vais jouer à son jeu.

# Posté le vendredi 29 août 2008 18:00

Modifié le vendredi 29 août 2008 22:19

Tu me manques, Pauline.

# Posté le jeudi 28 août 2008 18:25

Tu sais moi je suis le médecin, c'est au patient de trouver la force de guérir mais si t'as décidé de te laisser mourir, je peux plus rien pour toi.

Tu sais moi je suis le médecin, c'est au patient de trouver la force de guérir mais si t'as décidé de te laisser mourir, je peux plus rien pour toi.


J'écoute ;
The Kooks - She Moves In Her Own Way
Mood : barbouillée
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Au fond ce serait plus facile avec toi. C'est plus facile quand t'es là.
Mais je crois que dans l'histoire, c'est moi qui n'a pas su faire le bon choix. A croire que je me suis jetée dans la tombe en te refusant.
J'ai préféré y voir sombre, dans ce cas là, on dit qu'on n'y voit pas.
Je t'aurais écrit des montagnes en rasant des forêts. T'aurais pu rire ou même hurler, toi au moins t'aurais pas pleurer.
Ce soir je suis clouée au lit, c'est là qu'on fout les moins jolies, celles qui ont le coeur rôti au four, celles qui ont sur les joues une énorme inscription, "Allergique à l'Amour", t'approches pas de moi, j'en vaux pas le détour.
Au fond, tu dois être aussi malade que moi. L'introspection, c'est pas pour eux.
Eux, ne savent pas souffrir.
Ils ne savent pas le mal que ça fait que de trembler à chacun de ses pas. C'est même pas ceux des autres, c'est ceux à soi.

Tu me dis qu'on pourrait chanter "la,la,la,la" mais simplement, toi t'es pas là.
Qui dit "malade" dit "labyrinthe" & pense à "pas de sortie", pourtant c'est beau le mot "sortie" ça fait penser à VIE.


Ce soir, je suis clouée au lit, c'est là qu'on trouve les filles sans VIE.

# Posté le mercredi 27 août 2008 14:47

Modifié le mercredi 27 août 2008 21:19