N'essaye pas de me mentir, ce serait stupide.

N'essaye pas de me mentir, ce serait stupide.


J'écoute ;
HUSHPUPPIES - YOU'RE GONNA SAY YEAH
Ps : Là vous voyez la vraie couleur d'mes yeux :)
Mood : cadavérique
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Matin. Midi & soir.
C'est bien souvent ça, qu'on retrouve sur les ordonnances des médecins. Les médecins sont des êtres intelligents, normalement ils savent ce qui est bon pour l'homme. J'attends une ordonnance. Comme un courrier présidentiel. Quasiment. De haute importance. L'importance c'est ma survie. C'est quand même pas à négliger. On m'a propulsé sur terre, je n'ai pas su refuser. Je me dois d'assumer. Alors j'attends cette ordonnance. Celle qui agira sur moi. Y'en a certains qui se moquent. C'est qu'ils ne comprennent pas. L'effet placebo & toutes ces conneries. Elle a besoin de ça, mais pas tant que ça. Tout est dans la tête, c'est PSY-CHO-LO-GI-QUE. Combien de fois je l'ai entendu celle là? Vous êtes absurdes & je m'en fiche pas mal. Je disais donc, l'ordonnance.
L'écriture névrotique de mon médecin sur une page blanche. Stylo à bic bleu. Il n'a jamais changé. Non, le noir c'est pas son truc. Ou alors c'est un truc de médecin justement. Question d'esthétisme. Bleu, oui bleu comme les nuages. Allez soyons fous, ça fera rêver nos patients. Jusque la pharmacie.
Je vais quand même pas poiroter chaque matin devant son cabinet. Un peu comme le pêcheur qui attend d'être pardonner. Oui, mon enfant. Mais père, je l'ai trompé. Tu es pardonnée. Plusieurs fois. Encore pardonnée ma fille. Bon cool, je m'en sors plutôt bien niveau conscience.
Oui mais on m'a appris que derrière la conscience y'a autre chose. Du genre, son allié. Un fourbe. Comme les femmes infidèles. Qui chaque fois qu'elles se font prendre par leurs maris, ne cessent de se mordre la langue. La peur. La peur d'hurler l'autre prénom. Catastrophe. Un seul prénom & tout se casse la gueule. Y compris la queue du bonhomme. Elle s'effondre. Démoralisée. Non pire, écoeurée.

Un jour je vais oser. J'oserais débarquer à l'improviste. J'me fiche de ce qu'il peut foutre, de qui il peut consulter. Je prendrais sa place, rien qu'une minute. Je le regarderais les yeux rouges de sang. Une menace. J'en viendrais aux mains s'il le faut.
"Tu prends un papier, un stylo. Tu écris mon nom & tu me le prescrit. J'le veux lui mais dans cette vie, dans un esprit & un corps sain c'est impossible. Pas possible tu m'entends. & c'est plus fort que moi. Dans quelques jours, je me retrouve dans un caniveau si tu me le prescrit pas. Puis t'es médecin & les médecins on les conteste pas. Dépêche toi d'écrire. Tu me la fait en double. Je lui foutrais dans sa boîte aux lettres. Il verra qu'il est fait pour moi. Il doit se l'avouer. Mais je lui dirais, rassure toi, ça reste entre toi & moi. Tu vois y'a un toi & moi."

Matin. Midi & soir.

# Posté le mercredi 10 septembre 2008 00:41

Modifié le jeudi 11 septembre 2008 05:40

14:00 , Rentrée des classes.



J'ai pas grand chose à vous raconter au fond si ce n'est que la vie étudiante c'est un autre monde, une nouvelle page qui se tourne. Que je suis heureuse d'avoir Lulu dans ma classe & Hélène ma cousine dans le bahut (avec les cours en amphi de commun). Que ma marraine c'est la plus cool des marraines de 2ème année. Que les professeurs ont l'air cool, que l'établissement l'est également. Que y'a de jolies têtes dans cette promo. Que le programme me plaît. Qu'il y règne une ambiance de grande colonie (soirées étudiantes les jeudis :p). Quant à mon emploi du temps (qui change toutes les semaines ;)) il est du genre lourd en début de semaine, & plus léger à la fin^^
Je me sens bien avec eux, là dedans.

Maintenant, j'ai hâte de voir ce que tout cela donne. J'ai hâte d'y plonger. Ils donnent envie de travailler.

& De GRANDIR.

Ps : Et comme il n'y avait que 6% d'admis, que je fais partie de cela, j'ai pas le droit de me plaindre le matin quand j'me lève :p
Ps2: Demain (mardi) 19h30 au bar l'Appart', tous les MLP :)(archi dar j'ai envie d'dire) + Fin de soirée chez Laury avec Pow <333

# Posté le lundi 08 septembre 2008 04:18

Modifié le lundi 08 septembre 2008 17:27

Si je ne satisfais pas ce désir, il renaîtra sous diverses manifestations névrotiques.

Si je ne satisfais pas ce désir, il renaîtra sous diverses manifestations névrotiques.


J'écoute ;
Anti-Flag - Press Corpse
PS : Mon fond est changé, là c'est mon écriture,
c'est moins jolie du coup hein ;)

Mood : Déçue.
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Je suis venue vers toi comme une actrice viendrait signer un rôle. Être quelqu'un d'autre, oui mais seulement le temps d'un film. Disons une heure & demi, à tout casser. Et encore, moi à la base c'est d'un court métrage que j'avais envie. On se donne un mois, on a pas le temps de s'accrocher à son rôle, pas le temps d'apprécier l'odeur des lieux, d'être familier, d'être tout court. On survole, on est oiseau, maître des airs mais on fout pas un pieds au sol. L'actrice tombe amoureuse, oui mais pour de faux, le baiser, on ne sent rien, on fait comme quand on est bourré, chaque bouche est un plaisir, chaque homme (& donc chaque pénis) est un délice, mais factice. On est conscient que cela n'aura plus aucune valeur, une fois le soleil debout, cette pute de lumière universelle, cette boule de feu, qui me brûle les yeux. J'ai peur du jour parce que j'ai peur des gens.

Je suis venue vers toi comme une actrice viendrait signer un rôle. Quelques heures de répétitions mais une fois que le "C'est dans la boîte, coupez!" sonne, on s'arrête. Chacun dormira dans sa loge, dans son plumard. Tu te branleras si t'en as envie, je me toucherais si j'en ai envie. Mais c'était hors de question. Il n'y avait même pas à se poser la question. Du faux pour nous, du vrai pour les autres. C'est le but du cinéma, faut entrer dedans. Les spectateurs bavent & pleurent. C'est pas la peine de vous mettre dans des états pareils, que je disais. Y'a des mecs qui sont payés pour créer un générique. C'est pas seulement là pour faire jolie, pour vous faire plonger dans le noir & pour que nos noms apparaissent. Non c'est là pour vous dire, c'est bon, on passe à autre chose, y'aura pas de suite, ou peut être si on a pas de chance, mais nous n'existons pas, au final. Rentrez chez vous & aimez-vous vous, pour de vrai.

& puis j'ai eu mal.
Aujourd'hui j'en suis là. Le compteur tourne & semble ne pas s'arrêter. Même si j'ai voulu le remettre à zéro, le piétiner, le jeter contre les murs. Y'a toujours eu ta main pour rattraper la mienne.

"Tu dis n'importe quoi."
Toi, tu me balances ça.

Je ne suis pas faîte pour les courts métrages, voilà ce qu'il veut dire ton "n'importe quoi."
Je suis tombée dans le panneau de l'actrice qui prend son rôle trop au sérieux, qui ne sait même plus qui elle est, qui croit que sa vie c'est celle de son personnage qui pense que son personnage l'a épousé, qu'il était au fond d'elle & qu'elle ne le savait pas jusqu'à maintenant, qui fait pleurer toutes les minettes qui lui lèchent le cul parce qu'elle se torture, que c'est admirable d'être torturée. Mais j'ai mal, j'ai mal & je suis fatiguée.

J'ai gagné le grand rôle & je crois qu'on ne peut pas s'en débarasser.

# Posté le samedi 06 septembre 2008 17:59

Modifié le dimanche 07 septembre 2008 08:41



« Et on préfère mourir plutôt que d'accepter
La dure réalité, oh, oh, oh
On a encore tout foiré
»


SaleHope.

# Posté le jeudi 04 septembre 2008 21:14

Modifié le lundi 15 septembre 2008 05:20

Il faut que je me foute dans le crâne que les autres ne sont pas meilleurs que moi, pas même ceux que je tiens en grande estime.

Il faut que je me foute dans le crâne que les autres ne sont pas meilleurs que moi, pas même ceux que je tiens en grande estime.


J'écoute ;
Saez - Poème de Baudelaire
Mood : Glacée
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Bus.
« Maman, maman. Elle a quoi la fille? La fille avec le sweat à capuche vert?
De quoi tu parles chérie?
Elle a quoi sous ses yeux, ça fait des traits, on dirait qu'on a creusé dans sa peau.
Oui, c'est les heures ma puce, tu vois la jolie fille elle a pas du beaucoup dormir cette nuit.
C'est dommage, elle serait belle si elle dormait. »
Je me permets d'intervenir, c'est le moment où jamais, je dois descendre au prochain arrêt.
« Bonjour toi. Sale gamine qui se mêle de ce qui ne l'a regarde pas. Je t'en pose des questions moi? Ta robe elle est affreuse & t'as du chocolat autour de la bouche. Tu me laisses tranquille d'accord? Je t'interdis de me critiquer, de poser des hypothèses sur mon cas. Tu verras peut être qu'un jour toi aussi t'auras de gros traits sous les yeux, on te les aura creuser à la pelle & à la pioche pour plus de précision, de belles entailles fraîches qui ne cicatriseront pas. Alors tu te trouveras moche au début, repoussante, affreuse mais tu t'y feras. Parce qu'à force de pleurer dans tes cernes ça te brûlera. Tu vas la comprendre ma douleur. T'as pas pensé que si je dormais pas c'est que j'avais pas de doudou moi, dans mon plumard. Rien à foutre sur mes joues ou entre les cuisses. »
Arrêt Hôtel de ville, les portes s'ouvrent & se referment. Comme sa grande gueule.

# Posté le mercredi 03 septembre 2008 09:42

Modifié le mercredi 03 septembre 2008 10:27